Alstom a communiqué en novembre dernier sur l’achèvement du projet de déploiement de l’éolienne Haliade 150, la  plus grande éolienne offshore du monde, sur le site de Belwind aux larges des côtes belges. Ce n’est que le début d’une  large étape d’équipement en Éolien offshore par le constructeur français.

 Les appels d’offres se multiplient depuis quelques années sur le déploiement des éoliennes dans les champs offshore. En  2012, c’est le constructeur allemand Siemens qui annonçait l’installation de son modèle au Danemark. La même année,  Dong Energy, acteur Danois du secteur de l’énergie a commandé 300 éoliennes à destination des champs offshore de la  Grande Bretagne. Aujourd’hui c’est au tour d’Alstom d’équiper les champs offshore français de près de 240 éoliennes au  total dans les sites de Fécamp, Courseulles-sur-mer et Saint- Nazaire.

L’Haliade 150 se démarque à la fois par sa taille mais aussi par sa puissance. En effet, avec une hauteur de près de 170 mètres s’apparentant à un immeuble de 25 étages et un diamètre de 150 mètres, égal à celui de la grande roue de Londres, « le london eye », l’Haliade 150, fabriquée par Alstom s’impose comme la plus grande éolienne du monde. D’autre part, elle se distingue également par sa puissance technique puisqu’avec une capacité de 6 MW, l’Haliade 150 peut alimenter jusqu’à 5000 foyers. Aussi, elle est dotée d’une technologie appelée Alstom Pure Torque, qui permet à ses pales de fonctionner sans boîte à vitesse et réduit ainsi le nombre de pièces mécaniques de l’engin.

Pour Alstom, cette conception constitue une réelle opportunité et s’inscrit dans un large processus d’industrialisation. En effet, l’enjeu économique est de taille puisque deux usines sont en construction sur le site de Cherbourg et deux autres sur le site de Saint Nazaire. Elles assureront 100% de la fabrication des éoliennes Haliade 150 et contribueront à la création de 5000 emplois dont 1000 emplois directs. Le lancement de la fabrication des éoliennes Haliade 150, interviendra dès la réception de la certification finale de l’engin délivrée par la commission électrotechnique internationale (CEI) qui a déjà transmis une première certification de puissance en mai dernier suite à la phase d’expérimentation de l’éolienne Haliade 150.

Alstom doit désormais assoir sa position de leadership et imposer son modèle comme référence dans un contexte de développement du secteur de l’éolien en France. L’entreprise doit également faire face à la concurrence d’autres constructeurs tels que Siemens ou, très prochainement, Samsung, qui expérimente un prototype aux larges de l’écosse culminant à près de 200 mètres et affichant une capacité de 7 MW. La course à la plus grande éolienne offshore du monde ne fait donc que commencer….